Un jeune padawan me demanda un jour ce qu'était le boulot d'un DBA. Fort du milliard d'enregistrements que je gérais alors pour un TRES gros compte français, voila ce que je lui répondis.
Journée-type d'un DBA :
- Arrivée 9h15, café, petits potins.
- 9h45 : regarder comment se sont déroulés les jobs automatiques de la nuit.
- 10h30 : Corriger le job pour intégrer une surveillance plus subtile des tables en prod.
- 10h50 : café
- 11h00 : Rédiger un mail avec de beaux graphiques tendanciels (semi-automatisé à partir des jobs ci-dessus) pour rassurer le management qu'on maîtrise bien les choses.
- 12h00 : Créer une requête tordue pour répondre à un fonctionnel qui veut savoir tout de suite le taux de rendement des clients du mois de mars de l'an dernier. C'est lui qui signe la prolongation de la mission alors on dit oui.
- 12h45 : repas au troquet (Mc-Do, cantine...)
- 14h10 : café
- 14h20 : Replanifier les optimisations nocturnes qui commencent à durer trop longtemps, et nettoyer les disques parce que la base a grossi et va bientôt les saturer. Trouver une solution.
- 16h00 : café
- 16h15 : Iconiser d'urgence la fenêtre www.(biiiip).com et modifier en direct-live sur la prod la structure de la principale table pour intégrer une nouvelle fonctionnalité jamais testée. Pendant ce temps les clients se connectent quand même.
- 18h00 : lorgner la pendule, la décence professionnelle exige qu'on ne s'en aille pas avant 18h45.
- Penser que la semaine prochaine, il faudra attendre jusqu'à 23h pour mettre en place une nouvelle version.
- En pleine canicule, un &#$ de stagiaire croyant être sur une base de test a lancé la clôture comptable de fin d'année. Il a fallu restaurer la base en vraie grandeur. Il y avait le chef, le grand chef, le middle management, le top management, le DRH, le directeur, le PDG et son avocat dans mon bureau en train de me stresser pour taper la commande "restore database". A la moindre faute de frappe ou demi-seconde d'hésitation sur la syntaxe de "with move", ils poussaient des cris comme quoi j'étais un incompétent notoire surpayé. Ca a fonctionné quand même, l'interruption n'a duré que deux heures. C'est là que je me suis aperçu que si c'était l'autre base qui avait planté on aurait perdu six mois de chiffre d'affaires et je serais en ce moment au Tribunal à essayer de sauver ma maison de la saisie !
Comme quoi c'est un bon métier 
Et en plus j'aime ça !